Revitalisation et renaturation

Seymaz Ladame

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Au siècle dernier, de nombreux bassins versants ont été artificialisés dans le but de gagner des surfaces destinées à l’agriculture ou à l’urbanisation (déforestation, mise sous terre et endiguement de cours d’eau, assèchement de zones humides, drainages, etc.). Actuellement, on se rend compte que ces interventions ont eu des répercussions négatives sur les valeurs naturelles et la sécurité des biens et des personnes.

Cette prise de conscience s’est traduite par la volonté de restaurer autant que possible les caractéristiques naturelles des cours d’eau et des plans d’eau. Il s’agit de redonner de l’espace aux rives et de remplacer les structures artificielles (digues, murs, etc.) par des aménagements plus naturels. La remise en état des zones humides (zones d’expansion de crue, biotopes humides annexes), dont l’effet tampon sur le régime hydrologique n’est pas négligeable, est un aspect également importants.

Actuellement, de nombreux exemples démontrent qu’il est possible de restaurer dans une large mesure les fonctions biologiques liées aux cours d’eau et aux plans d’eau tout en améliorant considérablement les conditions de sécurité contre les crues. L’atteinte conjointe de ces deux objectifs est souvent visée pour la réussite d’un projet de renaturation.

Depuis 2010, la loi sur les eaux (LEaux) impose aux cantons de déterminer l'espace réservé aux eaux (ERE) sur toutes les rivières de Suisse, offrant de nouvelles perspectives de revitalisation.